Des fondements scientifiques aux propositions de coopération sur le carbone géologique
L’initiative présentée sur ce site s’inscrit dans une réflexion internationale sur la responsabilité du carbone géologique, la réduction de la dépendance aux ressources fossiles et la séquestration durable. Son développement associe des contributions scientifiques, des échanges entre professionnels et des propositions portées notamment par Patrick Portolano et la société EOSYS.
Cette page retrace les principales étapes de cette démarche et reconnaît les contributions qui l’ont nourrie. Elle distingue les travaux scientifiques internationaux des propositions et du Pacte développés dans le cadre de cette initiative.
Les fondements scientifiques et la responsabilité des producteurs
Les travaux de Myles Allen et de ses collègues ont contribué à établir le lien entre les émissions cumulées de CO₂ et le réchauffement climatique, ainsi que le rôle du stockage géologique permanent dans la prise en charge du carbone fossile. En 2009, Allen, Frame et Mason défendent une obligation de séquestration dans The Case for Mandatory Sequestration.
Les travaux de Margriet Kuijper et de ses collègues sur la Carbon Takeback Obligation (CTBO) constituent également une référence importante : ils explorent l’extension de la responsabilité des producteurs à la prise en charge du CO₂ associé aux combustibles fossiles.
2019–2021 : les premières propositions
À partir de 2019, Patrick Portolano, à travers EOSYS et des échanges au sein de l’association ACP Énergies, explore les moyens de responsabiliser les producteurs de carbone fossile et d’accompagner la transformation des industries énergétiques.
Laurent Nicolas contribue à ces réflexions, notamment à travers le concept d’indicateur Carbone Fossile. Ensemble, Laurent Nicolas et Patrick Portolano rédigent Towards Responsible Circular Fossil Carbon Industries: Upstream Proposals to Reduce Demand and Control Supply, document de travail de mai 2021, révisé le 1er septembre 2021.
En 2021, dans la perspective de la COP26, Patrick Portolano propose un accord international sur la neutralité géologique en carbone dans “Geological Net Zero”: A Proposal for a Simple and Globally Effective International Agreement on Fossil Carbon. Les échanges avec le géoscientifique britannique Hugh Richards contribuent à la formulation de la démarche et à l’adoption de l’expression Geological Net Zero dans leurs travaux.
2022 : approfondissement des propositions et débat public
Hugh Richards et Patrick Portolano poursuivent cette réflexion dans “Geological Net Zero” (Geological Carbon Neutrality) — How Could We Get There?, daté de janvier 2022 et révisé le 25 mars 2022. Le document examine les voies politiques et institutionnelles de mise en œuvre, la CTBO et les perspectives d’un accord international. Il bénéficie notamment de commentaires de Margriet Kuijper et d’observations de Paul Zakkour.
Le 28 septembre 2022, lors de la conférence d’ACP Énergies à Paris consacrée à la décarbonation des énergies, Patrick Portolano débat publiquement de la responsabilité des producteurs et de la neutralité géologique en carbone avec Myles Allen, aux côtés de Margriet Kuijper et Hugh Richards.
Les conclusions de cette journée nourrissent les Six recommandations pour la COP27, préparées pour ACP Énergies par Patrick Portolano avec le soutien de son groupe H₂ et datées du 12 octobre 2022. Elles associent notamment responsabilité des chaînes producteur-consommateur, bioénergies, restauration des cycles biogéochimiques et transformation industrielle.
2019–2024 : un cadre de réflexion collectif
Les échanges au sein d’ACP Énergies réunissent des professionnels de l’énergie, des géosciences et de l’industrie. Ils portent sur la responsabilité et la traçabilité du carbone fossile, la défossilisation, le stockage géologique et son financement. Ils alimentent des contributions aux COP26, COP27 et COP28 ainsi qu’aux débats sur la stratégie énergétique et climatique française.
2024–2025 : la formulation scientifique du Geological Net Zero
Allen et ses coauteurs développent ensuite une formulation scientifique du Geological Net Zero et de la nécessité de distinguer les catégories de puits de carbone dans Geological Net Zero and the need for disaggregated accounting for carbon sinks. L’article paraît en ligne le 18 novembre 2024, puis dans le volume 638 de Nature en 2025, pages 343–350.
Cette publication constitue une référence scientifique majeure pour la réflexion sur l’équilibre du carbone géologique. La chronologie présentée ici retrace les échanges et les publications ; elle ne présume pas d’un lien de filiation entre ces différents travaux.
Aujourd’hui : du Principe au Pacte GNZ
Sous l’impulsion de Patrick Portolano, EOSYS poursuit le développement de l’initiative présentée sur ce site, en s’appuyant sur son expérience des géosciences et du sous-sol.
Le Principe GNZ définit un objectif d’équilibre entre le carbone géologique extrait et le carbone durablement séquestré. Le Pacte GNZ propose d’en organiser la mise en œuvre par des engagements réciproques entre producteurs, industries, consommateurs, acteurs biologiques du carbone, opérateurs de séquestration et pouvoirs publics.
La démarche actuelle élargit la réflexion à l’ensemble du carbone géologique mobilisé dans les procédés industriels et aux responsabilités tout au long des chaînes de valeur. Elle associe défossilisation, séquestration durable, financement et coopération internationale.
Une initiative ouverte et des contributions distinctes
La mention des chercheurs, auteurs et organismes reconnaît leurs contributions respectives ; elle ne signifie ni affiliation ni soutien formel au Pacte présenté sur ce site. L’initiative accueille les évaluations critiques et les propositions scientifiques, industrielles et institutionnelles.
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Repères documentaires :